II – Le christianisme hédoniste

En l’an -7 ou -4 avant lui-même naissait un certain Yeshoua dit Jésus, différemment prononcé selon le pays. Une bataille idéologique s’engagea alors entre les différentes sectes se prévalant du christianisme. En 412 ap. J.C., Constantin prend le pouvoir de l’empire romain et octroie à la secte orthodoxe et pas encore tout à fait catholique le droit d’exercer son culte tout en continuant à l’interdire aux autres groupes. Théodose, vers la fin du Vème siècle, en fera la religion d’Etat, effaçant du même coup l’ancien culte païen. L’Eglise commença alors une élimination en règle des autres doctrines, qu’elles fussent païennes ou chrétiennes. Autodafé et meurtres, incendies et vandalisme, persécution et censure… Les catholiques adoptent bien vite le platonicisme et le pythagoricisme à la place des enseignements de leur maître Christ. Paul de Tarse s’impose dans le corpus biblique néo-testamentaire : haine des hommes, du corps, de la chair, des plaisirs, des désirs, des passions, de la science, de l’intelligence, de la philosophie…

600 titres de Démocrite, 300 d’Epicure ou de ses disciples disparaissent prioritairement. Tout ce qui se transmettait oralement s’est envolé. Quand Rome imposa le latin, on oublia le grec. Augustin d’Hiponne (Annaba en Algérie) ne le connaissait pas. Les papyrus s’abiment plus facilement et ceux qui n’étaient pas recopiés disparaissaient. Les moines copistes ne choisissaient que ce qui pouvait servir à leur propagande. Ils avaient la retouche facile. On écrivait les mots à la queue leu-leu, sans ponctuation, sans majuscules, sans séparer les mots, sans indiquer de références ou de sources. Cela complique les choses.

Les incendies, les tremblements de terre, les pillages de l’histoire, les affres du temps effacent tout. La République de Cicéron disparu sous les Commentaires des psaumes de saint-Agustin, le parchemin coûte cher et est rare.

Le papier n’arrivera de Chine que vers le IXème siècle. Tous les nouveaux textes s’inspirent de Paul (saint). Pendant mille ans, le sado-masochisme subjuguera la tentative hédoniste. On portera un culte à un dieu mort qu’on dira vivant et les opposants à l’ascétisme obligatoire seront dits hérésiarques.

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