II-2 – Hédonisme, une lueur médiévale

Le gnosticisme s’est effacé lentement par élimination physique à partir du IVème siècle. Une secte d’Asie Mineure, les Euchites, échappe toutefois aux massacres et au vandalisme des chrétiens assermentés par les César (Constantin puis Théodose et Gratien) et fait perdurer la pensée gnostique jusqu’au VIIIème siècle. Elle sera reprise plus tard et indépendamment par les Frères et Soeurs du Libre-Esprit.
Le VIIIème siècle voit la naissance de l’Islam quand les chrétiens sont officiellement aux affaires depuis déjà quatre siècles. Comme l’on sait, Mahomet n’était pas une réincarnation du doux Jésus. Quand Dagobert met sa culotte à l’envers, Le Prophète meurt et laisse derrière lui une bande de pillards à l’oeuvre. Les chrétiens instaurent l’ignorance quand, au Sud et par l’Islam, on croit sortir de la Jahiliyya. Chez nous, les hérétiques brûleront (Vaudois, manichéens, cathares…) dans un calme plat philosophique et littéraire. La philosophie ne réapparaît qu’au très florissant XIIème siècle, sans doute grâce aux Arabes qui redécouvrent Aristote. L’émancipation par rapport à la théologie fait son chemin (Boèce de Dacie) et l’idée de séparation du temporel de l’intemporel naît discrètement (Marsile de Padoue). Mais pas question d’athéisme, de matérialisme, d’épicurisme, torture et bûcher ne sont jamais bien loin.

Entre la mort d’Averroes (1198) et la naissance de Thomas d’Aquin (1225) apparaît le courant du Libre-Esprit. Il englobe les bégards et béguines belges et néerlandais (1), les Alumbrados espagnols (2), les Picards et les Adamites (3) de Bohême, le Nouvel Esprit souabe, les amauriciens (disciples d’Amaury de Bène), les loïstes d’Anvers (ceux d’Eloi de Pruystinck) et d’autres libertins d’Europe. Cette pensée et philosophie hédoniste s’exercera de manière très clandestine de Rabelais à Montaigne, du XIIIème au XVIème siècle. En ces temps d’inquisition, il faisait bon échapper à la négativité quotidienne sécrétée par l’Église mais le renouveau hédoniste se fera en douce, toujours masqué. Le christianisme y laisse ses marques mais le mode sera au panthéisme. Dieu est partout, en tout. Même le criminel devient sacré. Le crucifié aura racheté toutes fautes, passées mais aussi à venir. De fait, le péché a disparu, quoique l’on fasse, tout comme le remord et la culpabilité. Le Libre-Esprit bataillera en cachette contre l’Église en prêchant le plaisir et le désir libres, le corps libéré.

Aucun texte ne subsiste aujourd’hui dont on pourrait dire qu’il constitue un manifeste du Libre-Esprit. Tout écrit choquant aussi bien le pouvoir temporel que le spirituel (confondus à l’époque) pouvait conduire au bûcher. Il valait mieux ne rien conserver de tel chez soi. Comme pour les gnostiques, c’est de leurs détracteurs, de leurs juges et d’aveux tirés sous la torture qu’on apprend le plus sur ces libertins médiévaux.

Par opposition au Saint-Esprit, le Libre-Esprit (ou Nouvel Esprit, Esprit de Liberté, Liberté par l’Esprit) manifeste la puissance de l’homme sur le monde. Il désigne l’intelligence et la raison humaine, appliquées au réel. De la sorte, il explique ce que le clergé fait passer pour des mystères au commun des mortels. Aux yeux des Frères et Soeurs du Libre-Esprit, le plan de Dieu est moins linéaire que cyclique : le temps du Fils est dépassé, un autre est advenu qui permet l’abolition des Écritures. Il faut inverser les valeurs que l’Église enseigne : pauvreté, chasteté et obéissance. Il est donc bon de célébrer le luxe, le raffinement, les plaisirs, la sexualité libre et le rejet de toute autorité : la loi des hommes contre les lois de Dieu. Les partisans du Libre-Esprit invitent à délaisser les Écritures et à retrouver l’innocence primitive : il suffit de naître en Dieu pour que la grâce subsiste éternellement ; les actes comptent pour rien, absolument pour rien.

Notes :

(1) béguinages : communautés religieuses catholiques réservées aux femmes (béguines) ou aux hommes (bégards) surtout dans les pays du nord-ouest de l’Europe à partir du XIIe et jusqu’au XIVe siècle. Leurs membres se distinguaient des moines et des religieuses du fait qu’ils ne prononçaient pas de vœux perpétuels, promettant seulement d’entreprendre de bonnes œuvres et de ne pas se marier tant qu’ils partageraient la vie de la communauté.

(2) Écritures : terme employé pour décrire ironiquement les praticiens d’une forme mystique de christianisme, en Espagne, pendant les 15ème-16èmes siècles. Libertins et pacifistes, traités d’hérétiques ils ont été sévèrement réprimés vers la fin du XVème siècle par l’église catholique et ont compté parmi les premières victimes de l’inquisition espagnole.

(3) Adamites et picards : secte mystique de Bohème pendant la période du hussitisme et proches des Frères et Soeurs du Libre-Esprit qui, à dater du XIIIe siècle, se développèrent en France, en Angleterre et en Italie.

UNE CLARTE MEDIEVALE

Amaury de Bène et la sanctification de la vie courante :

Plus connu sous le nom d’Amaury de Chartres, ce philosophe français, mort au début du XIIIème siècle, tire son inspiration de l’ouvrage de Jean Scot Erigène (De la prédestination). Ce dernier y affirme, vers l’an 850, que Dieu ne prévoit ni les péchés ni les peines car ce sont de fictions relevant du néant et que l’enfer n’existe pas. Exit, donc, les sept sacrements devenus inutiles.

Amaury de Bène enseignait le dieu des philosophes et non celui d’Abraham. Ce penseur annonce déjà le panthéisme spinozien et l’athéisme futur. Dieu est partout, mais nulle part en particulier. Eternel et corruptible à la fois. Les hommes, la nature ne sont que des variations de la substance de Dieu.

L’enfer n’est pas un lieu géographique mais l’ignorance, le non-savoir. A l’inverse, le paradis naît de la connaissance. Aucun mauvais sentiment n’a lieu d’être. Pourquoi faire avoir peur ou être triste quand rire vaut mieux que pleurer ? Enfin, la résurrection n’existe qu’ici bas, de notre vivant, grâce à la connaissance, la mort défaisant les formes matérielles pour toujours.

La grâce suffit et la mort du Christ nous a donné définitivement le salut. L’amour du prochain n’a aucun intérêt s’il ne s’agit pas même du plus haïssable de nos voisins. Aimer ceux qu’on aime déjà n’est d’aucun mérite. Aimer charnellement, Dieu nous en a fait don, autant s’en servir. Voilà qui procède d’une érotique hédoniste contraire aux précepts enseignés par le Vatican. D’où les terribles ennuis que le libertin connaîtra.

L’Eglise prône l’amour du prochain, mais qui nous ressemble et pense comme nous. Les thèses libertines d’Amaury vont lui attirer les foudres de l’Eglise. En 1204, la doctrine qui fait des milliers d’adeptes est condamnée par le pape et Amaury de Bène meurt en 1207 alors que dix de ses acolytes passent par le bûcher, quatre autres finissant leurs jours en prison. Son corps sera déterré quelques années plus tard, ses os broyés et dispersés parmi les ordures. L’amour du prochain a ses limites.

Willem Cornelisz d’Anvers et le péché contre nature :

Vers la moitié du XIIIème siècle, ce clerc abandonne sa prébende et fonde un mouvement de pauvreté volontaire au sein du mouvement du Libre-Esprit. Le Christ montrait sa nette préférence pour les pauvres et les sans-grades de la société :  » Les premiers seront les derniers « . Critiquant la hiérarchie ecclésiastique, les indulgences papales et la richesse amassée par le Vatican, il enseigne que seule la pauvreté assure d’une grâce et d’une perfection qui rendent possible toute action : par delà le Bien et le Mal, le pauvre peut bien voler un riche pour se nourrir.

Le dénuement autorise une sexualité libre. Chacun est propriétaire de son corps, donc de son sexe. Willem Cornelisz défend une sorte de prostitution des pauvres et n’y voit là qu’un métier comme un autre. Rejeté puis poursuivi par les catholique, il meurt en 1253. Son corps exhumé quatre ans plus tard sera brûlé en public. Anarchiste avant l’heure.

Bentivenga de Gubbio et l’occupation infâme :

Bentivenga, un italien du XIIIème siècle, fut d’abord franciscain (adhésion à la pauvreté et à la chasteté) mais Claire de Monfaucon (future sainte) rapporte sa convertion aux thèses du Libre-Esprit et d’Amaury de Bène. Il prône l’éjouissance mutuelle libre.

Tout procédant de Dieu, le péché est impossible : il n’y a pas de libre-arbitre, la volonté du Dieu vivant dépassant le concept même de prédestination. Bentivenga enseigne le non-remord, l’innocence du devenir et la joie permanente, même en toute chose que l’Eglise réprime. Dieu écrivant notre histoire, on peut agir sans complexe. Point n’est utile de souffrir pour autrui, pas plus pour le Christ, il conseille l’impeccable apathie. Sans doute dénoncé par Claire de Monfaucon, qu’il trouvait stupide, simpliste et ignorante de tout, à l’inquisition italienne, il entra en prison en 1307 et y finit ses jours.

Walter de Hollande et la liberté suprême :

Walter de Hollande professe au XIVème siècle à Mayence, puis à Cologne. Il aurait fait la synthèse de l’ensemble des thèses du Libre-Esprit dans un ouvrage perdu :  » Des neufs rochers spirituels « . Il organisait des banquets orgiaques, souvent des partouzes philoso-mystiques avec force chants et mouvements d’allégresse.

Jean de Brno :

Le XIIIème siècle et le début du suivant donneront quelques philosophes dignes du nom. On peut dire que Jean de Brno en fait partie. Proche du Libre-Esprit, c’est un panthéiste naturaliste, de fait matérialiste ; il préfigurera en quelque sorte l’esprit de Sade. L’inquisitition l’obligera à abjurer et à rejoindre les dominicains avec lesquels ils collaborera aux persécutions, sans doute pour échapper au bûcher. Il reste de lui un ouvrage où il décrit la doctrine du Libre-Esprit. Par delà le Bien et le Mal (amoralité), il prône un égoïsme métaphysique (solipsisme ontologique), un nihilisme intégral et l’innocence absolue (faire selon nécessité) tels qu’on les retrouvera chez Sade ou Stirner.

Il fournit une sorte de mode d’emploi de l’esprit de liberté qui permet d’intégrer la secte : un dépouillement total (vente de tous ses biens et distribution de l’argent aux pauvres) et même se séparer de sa femme si la relation n’a aucun intérêt ; se faire mendiant vêtu de broques. La pauvreté absolue est perfection et permet un degré de spiritualité supérieur à la normale dans ce monde capitaliste naissant. Se trouver un maître spirituel puis le devenir à son tour. Ne se priver de rien tout en pratiquant cette formidable ascèse ; faire les choses comme on le sent, la sexualité est libérée, pour une recherche de plaisir maximum. Le péché n’existant pas, le remord n’a pas de sens.

Jean de Brno pousse à leur limite les conscéquences éthiques d’un panthéisme intégral. Pas de Dieu séparé car il est partout et nulle part à la fois, pas de morale inférieure ou supérieure à une autre, ni bien ni mal ni transcendance, pas de jugement, pas de culpabilité. Le libre-arbitre n’existe pas. Tout se passe selon les desseins du divin. Si Spinoza résoudra plus tard cette aporie, elle sera réactualisée par l’hédonisme féodal du marquis de Sade.

Heilwige de Bratislava et l’esprit subtil :

Dès le XIIème siècle, les bégards et les béguines s’étaient rassemblés par un désir de pauvreté volontaire pratiquée dans des groupes laïques bien que partiellement chrétiens. Ces communautés accueillent mendiants, déshérités, chômeurs, bref, toute victime du système dur avec les pauvres. Ceux qui font commerce de la mort, les catholiques, commencent à tiquer du manque à gagner sur les enterrements que le Libre-Esprit rend gratuits et devant les pratiques libertines qui apparaissent ça et là. Ce dernier invite à créer ici et maintenant les conditions d’une vie joyeuse, ludique et libérée des entraves ou des contraintes. Mais l’Eglise n’aime pas son contraire ni qu’on lui résiste.

Heilwige de Bratislava, XIVème siècle, faisait partie d’une communauté de béguines hollandaise nommée les Filles d’udillynge à Schweidnitz quand elle fût dénoncée par seize sœurs. Elle devra rendre des compte à l’Inquisition. Les béguines pratiquent l’ascèse et la mortification ; en plus de la pauvreté l’humiliation. Elles étaient masochistes en vue de l’élévation suprême ; négativité nécessaire à l’épiphanie d’une positivité. L’ascétisme n’est qu’un moyen, jamais la fin qui est extase. On nie le corps pour mieux l’affirmer. Après la descente, la montée ; après les privations, les excès deviennent possibles, liberté toujours. C’est cet esprit subtil, rompu à l’ascèse, qui génère la perfection.

Johannes Hartmann et la vraie béatitude :

Johannes Hartmann, connu chez les bégards sous le nom de Spinner (le tisserand), comparaît à Erfurt devant l’inquisiteur Walter Kerling le 26 décembre 1367. Il sera passé au bûcher l’année suivante. Du texte de l’interrogatoire, on tire d’intéressantes précisions sur la doctrine du Libre-Esprit bégard. Celle-ci se borne à réfuter le libre-arbitre et reconnaît en tout l’œuvre et les desseins du dieu panthéiste, impersonnel, non anthropomorphe, non vengeur, non juge… L’homme sans choix est donc soumis à la nécessité que Nietzsche appellera plus tard l’innocence du devenir. Quand le dominicain inquisiteur lui demande en quoi consiste le Libre-Esprit, il répond « en la fin du remords » ; il n’y a pas de péché.

A l’instar de Jean de Brno, Johannes développe l’idée de liberté absolue que Sade défendra plus tard. Aucun acte n’est répréhensible, pas plus le meurtre que le vol, il n’y a pas de morale, abstraction née d’un arbitraire anti-hédoniste. Dieu veut ce qui est, tout ce qui est, et le Libre-Esprit invite à apprendre à aimer son destin quel qu’il soit, genre d’amor fati préfigurant Nietzsche. L’absolu liberté s’applique également à la sexualité, débauche des plaisirs sans principes castrateurs, relations adultérines et incestueuses bienvenues comme autant d’offrandes au divin.

Willem van Hildervissem de Malines et le plaisir du paradis :

Belge du XVème siècle, il officie au Libre-Esprit de Bruxelles, dans une communauté appellé les Hommes de l’Intelligence. Sa philosophie est l’antithèse des positions de l’Eglise qui lui demandera rapidement des comptes. Willem doit abjurer pour éviter le bûcher mais il est condamné à la prison puis à la réclusion dans un monastère de son ordre, les carmélites. En 1411, nous sommes en pleine Guerre de cent ans, la famine fait rage, la peste décime les populations et l’insécurité règne. La vie étant en soi une vallée de larmes, point n’est besoin de rajouter de la négativité à la négativité, il faut s’éjouir quoi qu’il en soit professe-t-il.

Willem développe une érotique féministe. La relation sexuelle doit être privilégiée comme source de bonheur. Il la nommera Plaisir du paradis mais aussi acclivité en ce sens qu’elle provoque une ascension, une élévation suprême. Willem avait un immense respect des femmes. Il semblerait qu’il pratiquait une sexualité sans émission de sperme, de type tantrique, afin d’éviter les ennuis de la procréation et par égard à la partenaire. Selon l’ouvrage « Dames du XIIème siècle » de Georges Duby, la femme de cette époque, la pire du moyen-âge, était considérée soit comme le diable en personne, soit comme un réceptacle à excréments. Dans les deux cas, elle était impure au yeux de l’Eglise.

Eloi de Pruystinck et la manière épicurienne :

Eloi de Pruystinck, couvreur d’ardoises de métier, est un des derniers représentant le Libre-Esprit. Chrétien convaincu pratiquant l’exégèse du Livre, il avait été cependant marqué par le nombre de contradictions contenues dans le corpus biblique. En 1525, prêt à en discuter avec Luther et Mélanchton, il quitte Anvers pour Wittemberg. Luther, bien que contestant (ou protestant) le prévaloir papal, n’est pas rompu aux thèses des libertins : Dieu juste et miséricordieux donc pas d’enfer, la grâce automatique, le Saint-Esprit comme raison de chacun, la vie éternelle pour tous, l’inexistence du libre-arbitre et l’inocence du devenir… Eloi ne le convaincra pas, bien au contraire.

Parodiant saint-Paul qui préconise de ne pas faire à autrui ce qu’on ne voudrait pas qu’il nous fasse, il dit son inverse hédoniste : faire à autrui ce que l’on voudrait qu’il nous fasse. Trop révolutionnaire pour l’époque. Eloi est arrêté en 1526. Il lui est reproché, outre ses lectures interdites, d’enseigner des doctrines hérétiques. En bon épicurien soucieux d’ataraxie il se rétracte savammant et accepte de porter un signe extérieur qui le désigne comme hérétique (pénitence publique préfigurant l’étoile jaune ?). Persistant en cachette à propager ses thèses, il sera arrêté à nouveau en 1544 avec neuf de ses amis puis torturé et enfin brûlé. Sa tentative de rétractation ne fonctionna pas cette fois. Nombreux furent les loïstes à s’exiler pour l’Angleterre.

Quintin Thierry et la liberté de la chair :
Nous sommes en plein XVIème siècle, celui de Rabelais et de Montaigne, le Libre-Esprit va s’éteindre ou plutôt prendre forme dans le libertinage érudit du Grand-Siècle de Louis XIV. Complètement analphabète, Quintin voyage beaucoup et sait parler aux déshérités de la liberté de l’esprit. Puisque Dieu l’y autorise selon Paul de Tarse, l’homme doit rechercher le plaisir. A la manière d’Eloi de Pruystinck, il rencontrera Calvin pour lui faire part de ses conceptions de l’amour du prochain comme de soi. Calvin, qui vient d’envoyer Michel Servet au bûcher, dénoncera celui qui fait l’éloge de la communauté des femmes et des biens, nomme mariage spirituel toute relation sexuelle et prêche la charité jusqu’à prêter sa propre femme. Tout émanant de la volonté divine, il s’accusera même d’un crime qu’il n’a pas commis, se disant redevable d’un mort puisque Dieu l’a voulu. Condamné aussi bien par les catholiques que par les protestants, il aura, lui et trois de ses amis, la tête tranchée et de ce fait échappera au bûcher. Le fond reste le même, seule la forme évolue.

8 Réponses to “II-2 – Hédonisme, une lueur médiévale”

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  2. Sade s’est sûrement inspiré de tous ces braves gens. Il y avait du Vaudois du côté de La Coste et pas mal de massacres dans ce village même. Il a aussi retenu l’aspect festif et remordless de ces agapes. En tout cas bravo !

    • Oh, c’est juste un travail de rédaction à partir de l’aide si précieuse de Michel Onfray et sa Contre-Histoire de philosophie. Il y aura (un jour) un résumé concernant Sade, qui est dans la droite ligne des épicuriens du Libre-esprit.
      Prochaine page : « Montaigne et l’usage des plaisirs »
      Petite histoire de la philosophie à venir, également sur Montaigne, au mois de septembre…

  3. Mes recherches sur le gnosticime m’ont amené sur votre blog. Très intéressant comme post. Mais le lecteur reste sur sa faim, parce que la gnose est une doctrine secrète dont on parle peu et Michel Onfray bien qu’il soit brillant zappe ce côté, sans doute parce que l’ésotérique ne le branche pas vu son scepticisme. Pourtant cela vaut le détour parce ce que les gnostiques, comme la plupart des religions (beaucoup d’entre elles on emprunté au gnosticisme) détiennent un secret capital pour l’humanité mais que justement les hauts dignitaires de notre chère planète gardent jalousement en secret et je gagerais que certains en profitent largement. Le bouddhisme et l’indouisme ont révélé une partie du secret (voir Artur Avalon, Jung). Toutes les religions recherchent l’éveil pour obtenir la connaissance par des pratiquent diverses. Les grands illuminés de ce monde passé et présent sont des êtres éveillés que l’on a érigé sur un piédestal de divinité , mais en réalité ce ne sont que des humains qui ont trouvé le chemin tant recherché par toute l’humanité depuis la nuit des temps. Aujourd’hui pas mal d’êtres humains connaissent cet éveil sans qu’on en parle ouvertement parce que ces choses là sont inconcevables par les esprits étroits de notre société occidentale actuelle. Le traité d’athéologie de MO n’apporte rien de neuf à l’humanité, je dirais qu’il fait plonger encore plus dans l’ombre parce que s’il a raison sur les mensonges des religions il oublie que des hommes influents ont trafiqués les écrits d’origine pour mieux asservir les hommes et non les libérer. Les manuscrits originaux sont détenus par les grands chefs religieux, donc comment être sûr que ce qui est divilgué au monde enetier est vrai?. Cela s’applique pour toutes les religions. Le secret si bien gardé ne serait-il pas ce que l’on appelle le Saint Graal? ;). Voir sur google le blog : « la gnose ».

    • Effectivement, la doctrine gnostique ne branche ni Onfray ni moi-même à vrai dire. Ce blog est un micro-relai de la contre-histoire philosophique de MO et il ne cite CES gnostiques-là que parce qu’ils prônent la joie de vivre et ne crachent sur aucun plaisir, bien au contraire. MO fustige les gnostiques donc la doctrine est ascétique et mortifère.
      Pour ce qui est de La Vérité… on ne la trouve nulle part mais elle existe ! Rien à attendre de l’autre pour le ressentir. Qu’ils gardent bien leurs livres précieux après tout.
      Si cela vous intéresse, j’ai écrit un article découverte du soufisme : http://www.alzaz.fr/crbst_189.html

  4. J e suis très intéréssé par tout cela, et je découvre étant qu’écrivain en prose. Je laisse ici mes coordonnées: Stéphane RAISON 39 rue Richard Lenoir 75011 Paris tel: 01 71 26 58 73 raison.stephane@sfr.fr

  5. jJe n’ai pas de commentaire à faire pour le moment puisque je suis en pleine étude de ce texte

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