LE DIEU DE SPINOZA

Posted in Petites histoires de philosophie, Philosophie with tags , , , , , on 13 septembre 2020 by alzaz

Spinoza (1632-1677) s’est aliéné toute la communauté des juifs dont il faisait partie. Il s’est à peu près mis tout le monde à dos. Même ses amis ne le suivaient pas facilement dans ses cheminements philosophiques trop subversifs. Spinoza n’était pas philosophe de métier, cette activité de penseur ne lui ayant que peu rapporté ; il vivait du polissage de lentilles. Par contre, il a été philosophe jusqu’à sa mort, je veux dire par là qu’il a mené une vie philosophique qu’il s’est appliquée à lui-même, en philosophe.

On dit qu’il était athée et matérialiste, ce qui n’est pas totalement vrai. Tout d’abord, il pensait Dieu en permanence, certes un dieu très différent de Dieu, celui du monothéisme, mais un dieu tout de même. D’autre part, il croyait à l’esprit et à sa puissance, ce qui n’est pas le fort des matérialistes. Spinoza est un très étrange penseur à son époque. 32 ans avant sa naissance, Giordano Bruno périt sur le bûcher pour avoir pensé autrement la religion ; on ne riait pas du sacré en ces temps obscurs. Si Spinoza échappera aux foudres de l’Église, il n’évitera pas une vilaine tuberculose qui lui sera fatale, à 45 ans.

Dieu existe, il s’appelle Nature : Deus sive Natura. Après avoir étudié le Dieu des autres, un dieu très anthropomorphique à son sens, il voit que l’homme, être défini par son désir de perfection, n’est pas à l’image de Dieu, que c’est l’inverse. En fait, l’homme voit Dieu tel qu’il se verrait bien lui-même : tout puissant, absolument libre, aux facultés infinies et illimitées… capable de discernement entre bien et mal et… éternel. Ce Dieu totipotent, omniscient, c’est l’homme tel que celui-ci se rêve en idéal de perfection.

En plus de faire dans l’anthropomorphisme, l’homme est anthropocentriste. Il pense que Dieu a créé ce monde juste pour lui. Que Dieu n’aime que l’homme… s’il se comporte bien, et après lui-même, cela va de soi. Car si l’homme se croit voulu et aimé par son créateur, ce dernier ne se gène pas pour, de temps en temps, et même plutôt souvent, lui infliger quelque catastrophe ou quelque maladie dont il a le secret. Simple colère divine, l’homme en éprouve de mêmes et c’est de bonne guerre. C’est ce dieu imaginé que Spinoza refusera.

Le dieu inventé et créé par les hommes est transcendant. Or, c’est contre l’idée de transcendance divine que Spinoza s’élèvera, chaque fois qu’il usera de la raison. Dieu est, mais il n’est qu’immanence. Ce qui n’enlève rien a la puissance, car la nature, en tant que sa substance, est toute puissance, par l’infinité de ses attributs infinis. Ce qui n’ôte rien non plus à l’éternité de Dieu, puisque pour Spinoza, par la substance, il n’y a pas de commencement ni de fin. La nature existe depuis toujours et existe pour toujours. Si Dieu décrète, c’est immédiatement, par nécessité, qu’on pourra nommer hasard ou contingence. Dieu, la nature n’est pas libre. Elle ne fait que ce qu’elle doit faire. Dieu, la nature ne fait pas ce qu’elle veut, seulement ce qu’elle peut et qu’elle doit. La nature n’a jamais le choix, parce qu’il y a des lois immuables, incontournables. La Substance (et ses attributs) est simplement productrice des modes finis, en nombre infini, et dont l’homme fait partie. Dieu, c’est le Cosmos.

Contre la superstition (religio, en latin), les croyances fausses et les prières inutiles, tout cela étant vain, Spinoza propose l’entendement en Dieu, par sa connaissance, c’est à dire la connaissance de la nature. Il exhorte à connaître Dieu tel qu’il est, un dieu tout à fait normal, naturel. Connaître, c’est donc saisir la nature, avec ses propriétés et ses lois, sans laisser de place au dieu qui n’est pas, car seule la Nature est. Dieu n’est pas une personne ! La liberté, la joie, le salut, la béatitude de l’homme sont/est conditionné(s) par cette connaissance de ce qui seul est.

Spinoza a été influencé par Aristote, Épicure, le stoïcisme, Lucrèce, l’averroïsme, Maïmonide, Machiavel, Giordano Bruno, Hobbes, Descartes, van den Enden…

Il a influencé Althusser, Bergson, Deleuze, Diderot, Einstein, Fichte, Freud, Hegel, Henry, Leibniz, Lessing, Lordon, Macherey, Marx, Mendelssohn, Robert Misrahi, Negri, Nietzsche, Russell, Sartre, Schelling, Schopenhauer, Wittgenstein…

Petit glossaire des expressions latines utilisées par Spinoza :

Mens = Esprit,

Affectus = Affect (modification d’ordre psychologique),

Affectio = Affection (modification de l’état du corps),

Coercere = Réprimer (les pulsions négatives),

Dogmata vitae = Règle de vie,

Frutio essendi = Joie d’exister,

Mens = Esprit,

Perseverare in extendo = Persévérer dans l’existence,

Ratio vivendi = Principe de la conduite (éthique),

Veram vitam = Vraie vie (bonne),

Vis extendi = Force d’exister

Article publié en 2018 mis à jour en 2020

PROCÈS CHARLIE HEBDO

Posted in Philosophie on 13 septembre 2020 by alzaz

Même si c’est dimanche, pas de trêve. Du regretté Tignous :

Mais certains ne comprennent pas…

SOLIDARITÉ AVEC LE PROPHÈTE

Posted in Philosophie on 11 septembre 2020 by alzaz

Merci à Cabu, à Charb, et merci aussi aux autres frères tombés au grand combat. Merci aux survivants de survivre encore, et encore merci à Luz d’exister toujours. Vade in pace.

Le combat continue !

LE MONDE

Posted in Philosophie on 10 septembre 2020 by alzaz

Le monde

Le monde sera

Le monde sera radical

Le monde sera radical ou

Le monde sera radical ou ne

Le monde sera radical ou ne sera

Le monde sera radical ou ne sera pas

Pas sera, passera,

Le monde ?

LE BAR T’ABAT

Posted in Philosophie on 5 septembre 2020 by alzaz

J’accuse le tenancier du bar tabac de mon village, dont je tairai les noms, d’empoisonnement par le sucre excessif qui donne le diabète, par l’alcool ravageur quant à en perdre le foie une bonne fois pour toute, et par le tabac à risques très délétères qu’on nous met en effigie sur les paquets de clopes.

Je rappelle que la nicotine est La drogue la plus addictive de la gamme répertoriée, bien avant l’alcool, l’héroïne et la cocaïne. C’est dire. Le LSD, les amphétamines et l’extasie tiennent une place (bizarrement) peu incriminée. Le Cannabis, et ce n’est pas moi qui le dit, étant la drogue la moins dangereuse.

Je dis ça, je dis rien, comme dit souvent le tenancier du bar tabac de mon village.

IRAN DES MERDEUX DIRIGEANTS

Posted in Philosophie on 5 septembre 2020 by alzaz

«Le 14 janvier 2009, un tribunal révolutionnaire a condamné la kurde Zeinab Jalalian à la peine de mort par pendaison pour « inimitié à l’égard de Dieu » (moharebeh). Elle a été torturée pendant sa détention et n’avait pas d’avocat lors du procès expéditif.» Wikipedia

Je vais souffrir et puis mourir ; bienheureux les simples salopards de ce monde. منحرفان خودشیفته در قدرت هستند

Les dirigeants iraniens réitèrent avec un projet similaire. Le champion de lutte iranien Navid Afkari a été condamné à la peine de mort et 74 coups de fouet pour torturer un peu, avant de se délecter de leurs pulsions de mort, de sadisme et de perversité narcissique.

TRAVAIL MÉRITE PROFIT

Posted in Philosophie on 4 septembre 2020 by alzaz

Voilà ce que va faire inscrire Emmanuel Macron au frontispice de nos chères mairies.

« Chaque citoyen, quel que soit le lieu où il vit, le milieu d’où il vient, doit pouvoir construire sa vie par son travail, par son mérite. Nous sommes encore loin, trop loin de cet idéal. » Discours du Panthéon

Une petite pensée pour ceux qui ne peuvent ni travailler ni mériter pour pouvoir construire une vie idéale…

NOUS FAISONS TOUT POUR ÉVITER UN RECONFINEMENT

Posted in Philosophie on 28 août 2020 by alzaz

Une blague de Macron de ce jour. J’ai explosé de rire…

Imaginez la gueule des capitalistes si on reconfinait, c’est simplement impossible. IMPOSSIBLE

LE MONDE COMME VOLONTÉ ET REPRÉSENTATION

Posted in Philosophie on 25 août 2020 by alzaz

Acrylique, Emmanuelle Quinze

GOLGOTHAMANIA

Posted in Philosophie on 24 août 2020 by alzaz
Art plastique, Emmanuelle Quinze, acrylique

יהי רצון שישיג את הגאולה שלו ויאפשר למשיח שלו להגיע

URSUS ARCTOS HORRIBILIS

Posted in Philosophie on 21 août 2020 by alzaz

Acrylique fluorescente. Emmanuelle Quinze. « Le Grizzly« 

TABLEAU ACRYLO FABULATEUR

Posted in Philosophie on 15 août 2020 by alzaz

Acrylique Emmanuelle Quinze 2020 « Volonté de puissance »

LIVREURS EN COLÈRE

Posted in Philosophie on 14 août 2020 by alzaz

Pizza Hut a du mouron à se faire, quatre de ses heu employés, heu exploités, heu je sais plus… Enfin, quatre leaders cyclopédiques urbains se sont mis en grève. Ils ne livreront rien le 15 août. Qu’on se le tienne pour dit !

ORBIS TERRARUM TABULA

Posted in Philosophie on 12 août 2020 by alzaz

Acrylique phosphorescente, Emmanuelle Quinze

DÉSOLÉ, JE SUIS UN VILAIN CITOYEN

Posted in Philosophie on 11 août 2020 by alzaz

L’année prochaine, c’est installation d’une climatisation. Très mauvais pour le changement climatique, mais je pourrai survivre aux moments les plus torrides. Ras le bol de suffoquer à cause des gaz à effet de serre dont on est coupable. Mourir de chaud est insupportable.

En faisant du froid, je mets plus de chaleur que de froid dans l’atmosphère. Je fabrique de la fraîcheur local (dans ma pièce de vie) en échange de beaucoup plus de calories que de frigories. Le bilan est catastrophique. On se mords la queue, car en voulant survivre, on se suicide à terme.

Finalement, on finit par s’en foutre. Le ministère des solidarités et de notre santé a du mauvais sang à se faire

LARVATUS PRODEO

Posted in Philosophie on 9 août 2020 by alzaz

Depuis le retour du sras et du stress en ce milieu de l’été, on ne reconfine les gens que lorsqu’un cluster est avéré. Telle rue, tel quartier, telle ville. Un nouveau confinement général serait fatal pour l’économie. Donc, il n’en y aura plus. Parole de capitaliste…

Larvatus prodeo est une maxime de René Descartes qui signifie «j’avance masqué». Le Corona virus n’existait pas, et pourtant il y avait pire : l’inquisition. Mais non mon René, le masque, c’est pas sur les yeux, c’est sur la bouche et le nez !

TÉLÉOLOGIE

Posted in Philosophie on 31 juillet 2020 by alzaz

«Pourquoi les humains ont deux oreilles ?»

«C’est pour pouvoir porter un masque rendu obligatoire, partout, même jusqu’aux WC.»

Citation de Raphaël Putin (prononcer poutine), peintre et sculpteur russe de renommée planétaire.

La loi n°2010-1192 du 11 octobre 2010 interdisant la dissimulation du visage dans l’espace public est une loi française ayant pour objet d’interdire le port d’une « tenue destinée à dissimuler son visage ». La loi s’applique sur l’ensemble du territoire de la République (article 6). Wikipedia

Allez comprendre le XXIÈME siècle…

SPARTACUS ET ADAMA TRAORÉ

Posted in Philosophie on 2 juillet 2020 by alzaz

Il y a comme une analogie -mais une toute petite analogie- entre les affaires Spartacus, d’il y a plus de 2000 ans, et Adama Traoré, d’il y a quelques années. Je sais, comparaison n’est pas raison… En quantitatif, il n’y a aucune similitude, mais, qualitativement, c’est pareil.

SPARTACUS : «il est un gladiateur d’origine thrace, qui, avec les esclaves gaulois Crixus, Gannicus, Castus et Œnomaüs, est à l’origine de la troisième guerre servile, le plus important soulèvement d’esclaves contre la République romaine, entre 73 et 71 av. J.-C.» Wikipedia.

Ils ne se sont pas rebellés contre l’esclavage -à savoir que 40% des humains vivant en la république romaine était des esclaves sans véritable nom ni droits, ni un seul droit par ailleurs. Ils se sont battus pour juste être mieux traités. Ou bien, en minorant, moins mal traités.

Spartacus et tous ses potes, 15000 âmes en serviture absolue, à vie à mort au goût du maître, ont fini crucifiés sur la route qui menait de Rome à Naples en 71 avant notre ère. On a garroté ceux qui méritaient un peu de souffrance en moins. Les meneurs agonisèrent un bon moment.

ADAMA TRAORÉ : «L’affaire Adama Traoré est une affaire judiciaire française qui a pour origine la mort d’un homme de 24 ans, Adama Traoré, le 19 juillet 2016 à la gendarmerie de Persan, après son interpellation à Beaumont-sur-Oise.» Wikipedia

Adama est noir de peau, lui fait des conneries, et c’est ce qu’avancent ses maîtres, c’est-à-dire la société française presque toute entière, et à charge. Délit de délinquance ordinaire, délit, surtout, de faciès. Il en a marre d’être mal traité. Il essaye de fuir les assauts répétés des sbires envoyés par ses possesseurs de vie et de mort, c’est à dire la république française une et indivisible. Il perd la bataille contre des gendarmes violents et belliqueux, il rendra l’âme, comme d’autres avant lui. Bavure, volonté de tuer, là est la question.

Vive la rébellion et mort aux cons !

TABLEAU ÉLECTRIQUE

Posted in Philosophie on 13 juin 2020 by alzaz

Mieux que Linky, j’ai réalisé the tableau électrique hyper électromécanique supra connecté. Et tout fonctionne bien chez moi.

Détail
Détail

Je vais d’un pas déposer mon brevet, avant qu’Engie m’impose son petit linky de m…

Évolution du tableau électrique

Voilà le tableau terminé, hyper branché. Il vous regarde, vous espionne… mais personne derrière, sinon vous-même, libre. Orwellinky®, bien supérieur au Linky® !

UNE SEMAINE DE RETOUR À LA NATURE

Posted in Philosophie on 7 juin 2020 by alzaz

Depuis début juin de l’an ZOZO (entendez 2020), je vaque. J’avance. J’observe. Je vais, je viens, je vois, je veux. Je cogite aussi parce que je suis ; je profite de tout mon être de la nature retrouvée. Et pour autant. L’herbe a bien du mal à pousser (d’où le besoin d’une carotte pour procéder), les arbres crèvent ou suent du changement climatique. Encre du Chêne et chancre du Châtaigner, plus coloré celui du Platane, graphiose de l’ Orme. Depuis 40 ans que cela dure, et 40 ans n’est pas un temps géologique, ce n’en est qu’un milliardième d’instant, 40 ans devrait nous alarmer sur un temps d’homme. Et je m’alarme depuis 40 ans. Désolé pour cette anaphore des années 40…

Dans Walden, récit publié en 1854 par l’écrivain américain Henry David Thoreau, on lisait que tout est beau, que tout est bien en cette nature sans culture. Mais désormais, nature est culture se confondent et sont intriquées, tout autant que l’âme et le corps le sont.

L’année a été sèche, même en Normandie où il fait bon vivre encore pour quelques temps. Mais il fait chaud dès mai, comme en 1976. Mai a donc déjà été chaud. Printemps chaud, été très très chaud, très sec ? Combien de canicules cette année ? Deux, comme en 2019 ? Trois, comme bientôt ? Dis-moi ton prix, je marchande si je le peux.

Un postillon morbide peut presque tous nous exterminer, sans qu’on puisse avoir le temps de l’exprimer, ni pouvoir éradiquer la bestiole invisible ; 30000 morts en France, 400000 dans le monde, si on croit en les démocratures et leurs données données peu transparentes.

On vient de l’apprendre depuis le mois de mars, nous sommes faibles et fragiles. Quelle leçon en tire-je ?

Et bien, après une semaine de vacation sur mon âne, j’ai vu que :

En agriculture, la FNSEA tient bon sur le cap qu’on a suivi avant la crise sanitaire, comme si rien n’avait eu lieu – cap qu’on devrait tenir encore jusqu’à perdition totale. C’est idéologique et pis c’est tout, même s’ils jurent le contraire ! Il n’y a que les imbéciles qui ne changent pas. Et eux ne changeront rien. Par contre, à leur habitude, ils feront croire le contraire.

https://www.fnsea.fr/actualit%C3%A9s/rebatir-notre-souverainete-alimentaire-tribune-du-conseil-de-lagriculture-francaise/

La police reste sur ses dernières positions, extrêmement droitières car meurtrissantes ; gendarmes pas mieux, ils tuent sans scrupules aussi. Il s’agit d’un mode mondialement merdique et immonde. Les cognes seront toujours les cognes, iniques. Les ordres de la force ne changent rien : les forces de l’ordre créent du désordre.

https://www.marianne.net/societe/8000-policiers-et-gendarmes-sur-un-groupe-facebook-ou-sont-publies-des-messages-racistes

On reparle du «plus jamais ça», on nous rappelle les prescriptions du Conseil National de la Résistance des années 40 (encore elles), qu’on a détricotées et qu’on met maintenant sous le tapis comme de la vieille poussière. Oublié, l’État providence qui doit limiter les inégalités de toute sorte… l’histoire repasse-t-elle les mêmes plats, mais périmés voire frelatés et froids ? Le grand principe du CNR, s’était : toi qui est très très riche, tu donneras aux très très pauvres ; toi qui est très riche, tu donneras aux très pauvres ; toi qui est riche, tu donneras aux pauvres ; et toi qui est moyen, on te fournit l’ascenseur social pour ne jamais être pauvre. Le déclassement, plus jamais ça ! (Hannah Arendt). À l’époque, il ne s’agissait pas d’onanisme ni de voeux pieux.

https://www.franceculture.fr/emissions/le-cours-de-lhistoire/resistance-mais-ou-sont-passes-les-jours-heureux

Connaissez-vous le terme Rat race ? C’est du franglish, ou du globish pour les puristes. « Rat race est essentiellement la métaphore d’une concurrence, d’une compétition acharnée et impitoyable pour obtenir une réussite que d’autres essayent de nous ravir. Il correspond à l’expression française « foire d’empoigne ». Il peut également être traduit par « course effrénée». En anglais, c’est course des ratsWikipédia. C’est ce que nous enseignent les libéraux démocrates et républicains pour défendre l’idée d’une paix universelle. Compétition et concurrence sont les deux mamelles du futur renouvelable, mais en cul-de-sac, car le monde n’est pas extensible, il est fini.

Donc, les dogmes ne changent pas. La science écologique (je parle des connaissances épistémologiques) montre pourtant qu’il existe dans la nature de multiples exemples de coopération, de mutualisation, de symbiose et d’autres types d’associations «bénéfiques» entre les êtres vivants et de type synergique ; il n’y a pas seulement de la prédation, de la compétition ou de la concurrence, à mort ; il n’y a aucune raison de s’étriper ainsi continuellement. Mais mon voyage à l’aide de mon Equus asinus asinus n’est pas terminé. Il me reste ce qu’on appelle en globish ou en franglish : un week-end.

C’est week-end. Fin de semaine, fin de mon introspection naturaliste sociétale.

Ça y est, le tourisme de masse va reprendre. Des milliers de kilomètres de dunes d’oyats ratiboisées par des millions de piétinements journaliers aller-retour et retour-aller. Des dunes qui meurent asphyxiées par nos pas à pas de luxe de classe moyenne. Des mégots, et même des masques anti-covid peut-être pollués par des agents pathogènes seront jetés par terre et sur le sable comme si on n’avait rien compris. Même mon âne sait tout ça.

Même si on a connu un moment de répit question pollution, le niveau des mers continue de s’élever. Leur température, leur acidité et leur concentration en saloperies également. Les glaces fondent ; tout ça, les poissons, les algues, les coraux en sont complètement déboussolés et chamboulés, et les méduses, toutes joyeuses, prolifèrent. La pêche utilisant des méthodes destructives du milieu marin n’a jamais cessé. 2050 : zéro poisson et on s’en fiche, tout comme mon ongulé d’âne bâté.

En rentrant dans mon antre, le dimanche soir, tout ou presque me laisse amertume en ciel et en bouche. J’ai trouvé, en la retrouvant, la nature magnifique. La vie est belle. Mais Homo sapiens manque de sapience, je suis désespéré. En 2050, on sera 9,5 milliards… Quelle proportion ai-je croisé de gens superstitieux, de sages ? Mon âne est retourné dans sa petite écurie pour méditer et réfléchir. Les guerres conventionnelles n’ont pas cessé, tout juste occultées par l’actualité de la covid19 (en français, maladie due au corona virus). Bien au contraire, elles battent de plus belle. Les idéologies sévissent toujours.

La conjonction d’une guerre chaude au Moyen-Orient, d’une guerre froide entre la Chine et les Etats-Unis et de la bataille contre le dérèglement climatique sont autant de facteurs de déstabilisation de l’économie mondiale pour cette année, estime Philippe Escande, éditorialiste économique au « Monde ».

Pour finir, question optimisme, les gens sont sales. Un petit bolet amer (Tylopilus felleus) peut vous gâcher tout une poêlée de très bons cèpes de Bordeaux (Boletus edulis) ; ils semblent se ressembler, mais erreur d’appréciation fatale pour un banquet réussi. C’est con, mais ma semaine me dit que c’est ainsi que va la vie. Ô mores, ô tempora.

Masque chargé de microbes jeté à même le trottoir. Indécrottable est le petit peuple.

À la semaine prochaine

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